- taurobole
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• 1721; lat. taurobolium, gr. taurobolos « où l'on frappe le taureau »♦ Relig. anc. Sacrifice expiatoire, dans les cultes de Cybèle et de Mithra, où le prêtre se faisait arroser du sang d'un taureau égorgé.⇒TAUROBOLE, subst. masc.RELIG. ANC.A. — Sacrifice expiatoire, purificatoire et initiatique dans lequel un expiateur (prêtre ou fidèle) se faisait arroser du sang d'un taureau immolé. Il n'y a rien de plus connu dans l'antiquité que les tauroboles (...) qui tenaient au culte oriental de Mithra (...) Le sang coulait en forme de pluie sur le pénitent, qui le recevait sur toutes les parties de son corps (J. DE MAISTRE, Œuvres compl., t. 5, Éclairciss. sur sacrif., 1924 [1821], p. 276). Le taurobole était une expiation, une sorte de baptême de sang, que l'on renouvelait tous les vingt ans (STENDHAL, Mém. touriste, t. 1, 1838, p. 193).B. — P. méton. Autel sur lequel était pratiqué ce sacrifice. Infra taurobolique ex. de Montherlant.Prononc. et Orth.:[
], [
-]. V. taureau. Att. ds Ac. dep. 1762. Étymol. et Hist. 1677 taurobolium (Journal des Savants, p. 171); 1721 (Trév.: Taurobole. Nom d'un sacrifice ancien). Empr. au b. lat. des inscriptions taurobolium, -ii « id. », du gr.
« id. », dér. de
« qui immole un taureau », comp. de
« taureau » et
« frapper ». Fréq. abs. littér.:13. Bbg. QUEM. DDL t. 20.
DÉR. Taurobolique, adj., relig. anc. Qui a rapport au taurobole. Couteau, inscription, sacrifice taurobolique. L'autel de Lyon est le plus beau monument de ce genre (...) Cet autel a trois faces: la principale présente une tête de taureau (...) La seconde face a un crâne de bélier; la troisième l'épée taurobolique, faite comme celle de Persée (STENDHAL, Mém. touriste, t. 1, 1838, p. 193). Autel taurobolique. Synon. de taurobole (supra B). — (...) savez-vous que, sur l'autel taurobolique de Tain, une inscription porte que ce taurobole fut commencé le 21 avril? — C'était le jour de l'initiation aux mystères de Mithra (MONTHERL., Bestiaires, 1926, p. 575). — [], [
-]. V. taureau. - 1re attest. 1823 (ds Mém. de la Sté royale des antiquaires de Fr., t. 5, p. 87: inscription taurobolique); de taurobole; suff. -ique.
taurobole [tɔʀɔbɔl] n. m.ÉTYM. 1721; lat. taurobolium, grec taurobolos « où l'on frappe le taureau ».❖1 Relig. anc. Sacrifice expiatoire, dans les cultes de Cybèle et de Mithra, où le prêtre se faisait arroser du sang d'un taureau égorgé.0 Cette cérémonie doit être d'une origine bien ancienne; elle respire, ce me semble, cette énergie féroce qui convient à la religion des peuples jeunes encore; le taurobole était une expiation, une sorte de baptême de sang, que l'on renouvelait tous les vingt ans.Stendhal, Mémoires d'un touriste, t. I, p. 142.2 (1835). Par métonymie. Autel qui servait à cet usage.❖DÉR. Taurobolique.
Encyclopédie Universelle. 2012.